Monument historique classéListed historic monument (classé)
La Collégiale Saint-Thomas a été fondée en 1182 par Philippe d'Alsace et sa femme Élisabeth, Comtesse de Vermandois et Dame de Valois, à l'extérieur de l'enceinte fortifiée de la ville.
Elle est dédiée à Thomas Becket, archevêque de Canterbury, assassiné en 1170 par Henri II, Roi d'Angleterre. Ce fut en France la première église dédiée à ce saint, en souvenir du passage de Becket à Crépy-en-Valois.
Ce vaste édifice, de 60 m de longueur sur 36 m de large, a été vendu et transformé en carrière de pierre au début du XIXème siècle.
Seul subsiste le clocher de 50 m de hauteur dont la flèche date de la fin du XVème siècle. Il a été sauvé de la démolition par Monsieur De La Hante, maire de la ville, en 1803.
Il faut remarquer sur le tympan de la Porte de la façade, une inscription datant de 1793 et due à Robespierre : « le peuple français reconnaît l'existence de l'Être Suprême et l'Immortalité de l'Âme ». Rare exemple d'inscription révolutionnaire sur un édifice religieux.
Texte de la plaque de l'association, masquée pendant les travaux ; il est repris de l'ancien site « Le Patrimoine du Valois ».
Vers 1167, le Valois revient à Philippe d'Alsace, comte de Flandre, et à son épouse Élisabeth de Vermandois. Ils font élever hors les murs, dans le faubourg des Bordes, une grande église gothique. Sur le chantier, ils reçoivent Thomas Becket, archevêque de Canterbury, alors exilé en France.
Thomas Becket est assassiné dans sa cathédrale le 29 décembre 1170 et canonisé dès 1173. La collégiale est placée sous son patronage : l'acte de fondation de 1182 y établit dix chanoines, ainsi qu'un Hôtel-Dieu pour les malades, les indigents et les visiteurs de passage.
L'édifice était de dimensions imposantes : une soixantaine de mètres de long sur vingt-sept de large, et près de vingt mètres sous les voûtes. Pillée et incendiée pendant la guerre de Cent Ans, puis de nouveau lors de la prise de la ville en 1590, la collégiale est chaque fois relevée ; sa flèche à huit pans date du 15e siècle.
Fermée au culte en 1793, elle devient en 1794 un Temple de la Raison. Des voûtes s'écroulent en 1799, la fermeture définitive est décidée en 1802, et l'édifice, vendu en trois lots en 1805, est presque entièrement démantelé. Le maire Étienne-Marie Delahante achète le lot de la tour-clocher et de la façade pour les sauver, puis les offre à la Ville en 1823.
Classés monument historique depuis 1875, les vestiges sont dégagés après 1918 pour accueillir le monument aux morts d'Albert Bartholomé, inauguré le 11 novembre 1926. Victor Hugo, de passage en 1871, avait noté : « Vu une belle ruine et une jolie femme à Crépy-en-Valois, c'est à y retourner ».
Un effondrement partiel est survenu le 21 juin 2019. La tour-clocher est aujourd'hui en cours de consolidation, sous un grand échafaudage couvert.
Résumé rédigé d'après les panneaux d'exposition installés par la Ville de Crépy-en-Valois autour du chantier.
The collegiate church of Saint Thomas was founded in 1182 by Philip of Alsace and his wife Elisabeth, Countess of Vermandois and Lady of Valois, outside the fortified walls of the town.
It is dedicated to Thomas Becket, Archbishop of Canterbury, murdered in 1170 by Henry II, King of England. It was the first church in France dedicated to this saint, in memory of Becket's visit to Crépy-en-Valois.
This vast building, 60 m long and 36 m wide, was sold and turned into a stone quarry at the beginning of the 19th century.
Only the 50 m high bell tower remains; its spire dates from the end of the 15th century. It was saved from demolition by Mr De La Hante, mayor of the town, in 1803.
Notice, on the tympanum of the west door, an inscription dating from 1793 and due to Robespierre: “The French people recognise the existence of the Supreme Being and the immortality of the soul”. It is a rare example of a revolutionary inscription on a religious building.
English translation of the association's plaque, which is hidden during the works. Translation to be reviewed.